Le devis d'un cabinet ne dit pas ce que coûte un diagnostic des risques psychosociaux (RPS). L'INRS le rappelle dans sa brochure sur le recours à un consultant. Le budget dépend de la nature de la prestation et du tarif journalier ou forfaitaire pratiqué1. Il faut y ajouter le temps des salariés impliqués. Dans l'exemple construit plus bas, ce temps et les mises à jour dépassent 20 000 euros sur trois ans, pour un devis de 35 000.
Le coût d'un diagnostic RPS dépend donc d'abord du format choisi. En interne, la dépense est surtout du temps salarié, auquel un logiciel ajoute un abonnement annuel. Avec un cabinet, le devis s'ajoute à ce temps sans le supprimer. Pour ce format, des employeurs publics publient leurs montants. Deux avis parus en 2025 estiment un diagnostic avec plan d'action entre 35 000 et 80 000 € HT23. Quel que soit le format, la mise à jour du document unique revient au moins chaque année à partir de onze salariés4. Un budget sérieux se raisonne donc sur trois ans.
À retenir
- Ce qui est obligatoire : évaluer les risques, y compris dans l'organisation du travail, transcrire les résultats par unité de travail dans le document unique et les mettre à jour au moins chaque année à partir de onze salariés ; aucun de ces textes n'impose de recourir à un cabinet.
- Ce qui est recommandé : réserver le cabinet aux situations tendues ou au manque de recul, exiger un transfert de compétences et budgéter le temps des salariés en plus du devis.
- Par où commencer : compter vos unités de travail, chiffrer deux à quatre heures d'échange collectif par unité, puis demander à votre service de prévention et de santé au travail ce que couvre déjà votre cotisation et, sous 50 salariés, vérifier l'accès à la subvention RPS Accompagnement.
- Où Odana intervient : un abonnement annuel fixé par l'effectif, dès 190 € HT par an, sans comptage des réponses, pour le questionnaire, les résultats par équipe et le volet RPS du document unique.
Ce que la loi impose, et ce qu'elle laisse au budget
L'évaluation des risques est obligatoire. Aucun des textes cités ici n'impose de la confier à un cabinet. L'employeur évalue les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, notamment « dans l'organisation du travail et dans la définition des postes de travail »5. Les résultats se transcrivent dans un document unique, où l'évaluation comporte « un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de travail »6.
Ce détail commande le budget. Le nombre d'unités de travail fixe le volume d'échanges à organiser, quel que soit le format retenu. Un découpage des unités de travail trop fin multiplie les réunions, quand un découpage trop grossier noie les équipes exposées.
La dépense revient ensuite. La mise à jour du document unique intervient au moins chaque année dans les entreprises d'au moins onze salariés4. Un diagnostic initial ne dispense donc pas d'actualiser l'évaluation les années suivantes. La mise à jour s'impose aussi lorsqu'une « information supplémentaire intéressant l'évaluation d'un risque est portée à la connaissance de l'employeur ».
Le code du travail fixe aussi un ordre. L'employeur désigne d'abord un ou plusieurs salariés compétents pour s'occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels7. À défaut, si les compétences dans l'entreprise ne permettent pas d'organiser ces activités, il peut faire appel à des intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP). Cet appel intervient après avis du comité social et économique (CSE).
Dans ce texte, la voie interne vient en premier. Le régime d'un cabinet de conseil ordinaire, distinct de celui des IPRP, est détaillé dans les critères pour choisir un cabinet RPS.
Reste une ressource déjà payée. Les services de prévention et de santé au travail (SPST) aident l'entreprise « de manière pluridisciplinaire, pour l'évaluation et la prévention des risques professionnels »8. Le service interentreprises doit couvrir cette mission dans un ensemble socle de services9. Ce socle est financé par une cotisation proportionnelle au nombre de travailleurs suivis. Les services complémentaires sont facturés à part, selon une grille tarifaire10.
Concrètement, demandez par écrit à votre SPST ce que l'ensemble socle prévoit pour l'évaluation des RPS. Demandez aussi ce qu'il facture en sus : la réponse change le budget.
Diagnostic RPS par un cabinet : ce que contient le prix
Le prix d'un cabinet se construit en journées. Pour l'INRS, il dépend de la nature de la prestation et du tarif journalier ou forfaitaire pratiqué1. La brochure ajoute un poste que la facture du cabinet ne porte pas : le temps de participation des salariés impliqués.
Exigez un devis détaillé phase par phase, avec les options éventuelles et les frais de déplacement et d'hébergement1. Faites aussi préciser le nombre de journées-consultant et le temps de mobilisation des salariés. Sans ces deux chiffres, deux offres ne se comparent pas.
Avant le cabinet, la même brochure cite deux ressources externes. Ce sont le médecin du travail de votre SPST et le service prévention de la Carsat, de la Cramif ou de la CGSS dont vous dépendez1. Elles peuvent réaliser une information ou une formation sur les RPS, ou délivrer des conseils méthodologiques. Le consultant devient utile quand l'entreprise manque de temps, de compétences ou de recul.
Pour situer un devis, des prix publiés existent du côté des employeurs publics. Leurs avis de marché paraissent au Bulletin officiel des annonces des marchés publics (BOAMP). Le tableau ci-dessous en retient deux, parus en 2025. Chacun porte sur un diagnostic des RPS assorti d'un plan d'action.
| Acheteur public, année | Prestation demandée | Durée | Montant HT |
|---|---|---|---|
| Centre de gestion de la fonction publique territoriale de la Gironde, 2025 | Diagnostic, accompagnement à l'élaboration et à la mise en œuvre d'un plan de prévention | 21 mois | 45 000 € estimés2 |
| Crous de Montpellier-Occitanie, 2025 | Diagnostic approfondi, accompagnement à l'élaboration d'un plan d'action pour l'établissement | 10 mois | 35 000 à 80 000 € estimés3 |
Ces montants sont des valeurs estimées par l'acheteur avant la mise en concurrence, pas des prix attribués. Aucun des deux avis n'indique l'effectif couvert.
Lisez-les comme des ordres de grandeur. Confié à un cabinet, un diagnostic assorti d'un plan d'action se chiffre ici en dizaines de milliers d'euros. Le périmètre pèse autant que le montant. Le centre de gestion de la Gironde inclut la mise en œuvre du plan, sur 21 mois. Le Crous s'arrête à son élaboration. Comparez votre devis à ces périmètres avant de comparer les montants.
De 1 à 49 salariés, la facture peut changer d'échelle. La subvention « RPS Accompagnement » de l'Assurance Maladie – Risques professionnels peut en financer 70 % du montant hors taxes. Le consultant doit être référencé par la Carsat, la Cramif ou la CGSS11. Deux prestations sont éligibles. La première couvre le diagnostic et l'élaboration du plan d'action. La seconde accompagne sa mise en œuvre. L'expertise du CSE en est exclue.
La subvention va de 500 € à 25 000 € HT sur la période 2023-202811. Elle n'a rien d'automatique. L'entreprise doit notamment être inscrite au régime général et à jour de ses cotisations Urssaf. Le dossier doit ensuite être accepté, et l'aide n'est versée que dans la limite des budgets disponibles11. Si elle est accordée, un accompagnement facturé 10 000 € HT laisse par exemple 3 000 € HT à la charge de l'entreprise.
Une condition se prépare en amont. Le document unique doit avoir été réalisé et mis à jour depuis moins d'un an.
Internaliser le diagnostic RPS : le vrai coût est le temps
Internaliser ne veut pas dire improviser : l'INRS publie une méthode adaptée à chaque taille d'entreprise. L'outil RPS-DU est adapté aux entreprises de plus de 50 salariés12. En dessous, l'INRS oriente vers Faire le point RPS12, un logiciel en ligne destiné aux petites entreprises13.
Ce second outil pose une condition nette. Il a été conçu pour une utilisation autonome par une petite entreprise « qui ne se trouve pas dans une situation de dialogue social dégradé »13. Cette réserve pèse autant que l'effectif.
RPS-DU fonctionne par groupes de travail, un par unité de travail. L'INRS situe la limite haute vers une douzaine de participants et conseille une animation en binôme, si possible paritaire. Il prévoit entre deux et quatre heures d'échange par unité de travail12.
Le calcul se fait donc en heures. Multipliez le nombre d'unités de travail par la durée des échanges, puis par le nombre de présents. Ajoutez la préparation, la synthèse et la rédaction du document unique. Ce total pèse bien plus que le prix de l'outil.
La même brochure fixe la limite de l'exercice. Une entreprise peut ressentir le besoin d'un cabinet-conseil si elle « n'a pas les moyens en temps ou en compétences, si elle manque de recul ou d'objectivité, si la situation est très tendue »12. Ce recours doit rester ponctuel et déboucher sur un transfert de compétences, pour que l'entreprise évalue ensuite de manière autonome. Le protocole d'évaluation des RPS conduit en interne détaille les étapes.
Logiciel ou formule hybride : où passe l'argent
Un logiciel déplace la dépense. Il remplace du temps de préparation et de synthèse par un abonnement. Les échanges collectifs restent à organiser, et la décision reste à prendre.
Un questionnaire en ligne interroge toute l'entreprise d'un coup et désigne les unités de travail où creuser. Les groupes de travail se concentrent alors sur ces unités, au lieu de toutes les couvrir au même rythme.
Deux paramètres font varier la facture d'un éditeur à l'autre. Le premier est l'assiette du prix, par répondant ou par effectif, et le second le nombre d'enquêtes autorisées par an. Avec un prix par répondant, vérifiez au contrat si chaque nouvelle campagne est refacturée. Le coût de la mise à jour annuelle en dépend.
À titre d'exemple, Odana facture un abonnement annuel fixé par l'effectif de l'entreprise, sans compter ni les utilisateurs ni les réponses. Les tarifs publics par palier d'effectif commencent à 190 € HT par an, avec un essai gratuit jusqu'à 30 jours.
La formule hybride combine les deux : le logiciel porte le recueil et le document unique. Un consultant intervient quelques jours sur les unités de travail où la tension rend l'animation interne difficile. Au-delà de 50 salariés, quand la tension se concentre sur quelques unités, c'est la formule à privilégier. Elle réserve les journées payées aux équipes qui en ont besoin, à une condition : le cahier des charges borne le consultant à ces unités.
Reste à chiffrer ces journées. Un repère public existe pour le conseil en ressources humaines. La prestation de conseil en ressources humaines (PCRH) est cofinancée par l'État. En Centre-Val de Loire, elle dure en moyenne cinq à six jours, pour un montant moyen de 6 000 euros14. La journée ressort ainsi autour de 1 000 à 1 200 euros. Ses thèmes couvrent le conseil RH en général, du recrutement à l'organisation du travail. Le repère reste donc indirect.
Budget d'un diagnostic RPS sur trois ans : fourchettes et exemple chiffré
Les repères documentés plus haut se résument format par format. Hors démarche interne, aucun ne comprend le temps des salariés.
| Format | Repère documenté | Origine du repère |
|---|---|---|
| Interne, avec l'outil RPS-DU | Deux à quatre heures d'échange par unité de travail, une douzaine de participants au plus | Brochure RPS-DU de l'INRS12 |
| Logiciel par abonnement | Dès 190 € HT par an ; 2 190 € HT par an pour l'offre Pro de 50 à 249 salariés | Tarifs publics de l'éditeur cité plus haut |
| Consultant à la journée | Environ 1 000 à 1 200 € par jour | Moyenne de la PCRH en Centre-Val de Loire14 |
| Cabinet, diagnostic et plan d'action | 35 000 à 80 000 € HT estimés | Deux avis du BOAMP, 202523 |
| Consultant référencé, de 1 à 49 salariés | 70 % du montant HT si l'aide est accordée, subvention de 500 à 25 000 € | Subvention RPS Accompagnement11 |
L'exemple qui suit est construit pour l'illustration, sans cas réel derrière. Une entreprise de transport et logistique de 120 salariés distingue six unités de travail dans son document unique, du quai à l'administratif.
En mars, deux préparateurs de commandes partent en arrêt long. Les élus du CSE demandent où en est le volet RPS, qui tient en deux lignes recopiées depuis trois ans. La DRH doit présenter un budget au comité de direction en avril.
Elle chiffre quatre scénarios sur des hypothèses communes, toutes illustratives. L'abonnement retenu est le prix liste de l'offre Pro de l'éditeur cité plus haut, pour 50 à 249 salariés : 2 190 € HT par an. Remplacez les autres montants par vos propres devis et coûts.
- Coût horaire chargé moyen : 35 euros.
- Groupe de travail : dix salariés et deux animateurs internes, ou le consultant, trois heures en année 1, deux heures ensuite.
- Pilotage interne (préparation, synthèse, document unique) : 64 h en année 1 sans outil, 48 h avec logiciel, 40 h avec cabinet, puis 36 h par mise à jour sans outil et 24 h avec logiciel.
- Questionnaire en ligne : quinze minutes par salarié.
- Devis du cabinet : 35 000 € HT pour le diagnostic et le plan d'action.
- Consultant en formule hybride : quatre jours à 1 200 € HT.
Les deux hypothèses externes restent dans les fourchettes documentées. Le devis de 35 000 € HT se place au bas de la fourchette estimée par le Crous. Il reste sous les 45 000 € du centre de gestion de la Gironde. La journée de consultant à 1 200 € HT se place en haut du repère de la PCRH.
| Scénario | Année 1 | Années 2 et 3, par an | Total sur trois ans | Dont dépenses externes |
|---|---|---|---|---|
| A. Interne, outil RPS-DU, six groupes | 9 800 € (280 h) | 6 300 € (180 h) | 22 400 € | 0 € |
| B. Logiciel, groupes sur les deux unités les plus exposées | 7 440 € (2 190 € + 150 h) | 5 760 € (2 190 € + 102 h) | 18 960 € | 6 570 € |
| C. Cabinet en année 1, mises à jour en interne | 42 700 € (35 000 € + 220 h) | 6 300 € (180 h) | 55 300 € | 35 000 € |
| D. Hybride : logiciel et consultant sur deux unités | 11 820 € (2 190 € + 4 800 € + 138 h) | 5 760 € (2 190 € + 102 h) | 23 340 € | 11 370 € |
Le tableau corrige deux intuitions. La première : le scénario interne n'est pas gratuit. Ses 9 800 euros de première année sont des heures prises sur l'activité, invisibles dans les comptes fournisseurs.
La seconde : le devis ne donne pas le coût du scénario C. Les 220 heures des salariés s'y ajoutent, puis les mises à jour des deux années suivantes. Ces mises à jour pèsent ici 12 600 euros, soit plus du tiers du devis.
La DRH retient le scénario D, où le questionnaire couvre les six unités. Le consultant anime les groupes du quai et de la préparation, où les arrêts se concentrent. Le cahier des charges lui demande aussi de former les deux animateurs internes, qui prendront le relais en année 2.
Le scénario B coûtait moins cher. Il laissait pourtant des animateurs internes seuls face à une équipe en tension. La brochure RPS-DU cite précisément ce cas, la situation très tendue, parmi ceux où une entreprise peut ressentir le besoin d'un cabinet12.
Arbre de décision : internaliser, outiller ou externaliser
Quatre questions se posent dans l'ordre, et chacune renvoie à la suivante. Les deux premières isolent les unités qui sortent du circuit interne. Les deux dernières choisissent le format pour toutes les autres, quelle que soit la taille de l'entreprise.
| Question | Si oui | Si non |
|---|---|---|
| 1. Le CSE a-t-il voté une expertise pour risque grave ? | L'expert habilité du CSE intervient, aux frais de l'employeur : articulez votre démarche avec la sienne sur le périmètre concerné, puis passez à la question 2 pour le reste de l'entreprise | Question 2 |
| 2. La situation est-elle très tendue, ou le dialogue social dégradé, dans certaines unités ? | Confier l'analyse de ces unités à un intervenant externe (sous 50 salariés, un consultant référencé par la Carsat), avec un transfert de compétences écrit au contrat, puis passer à la question 3 pour les autres unités | Question 3 |
| 3. Une personne ressource peut-elle dégager le temps de pilotage ? | Question 4 | Faire porter l'animation par un tiers : appui du SPST dans la limite de son ensemble socle, consultant ciblé ou formule hybride |
| 4. L'entreprise compte-t-elle moins de 50 salariés ? | Interne, avec l'outil Faire le point RPS et l'appui du SPST | Interne avec RPS-DU, ou logiciel pour mesurer toute l'entreprise chaque année |
La première question relève du droit. Dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, le CSE peut faire appel à un expert habilité15. Premier cas visé : « Lorsqu'un risque grave, identifié et actuel, révélé ou non par un accident du travail, une maladie professionnelle ou à caractère professionnel est constaté dans l'établissement ». Les frais de cette expertise sont alors pris en charge par l'employeur16.
Elle passe en tête pour une raison de coût. Un diagnostic lancé en parallèle sur les mêmes unités paierait deux fois la même analyse. Traduit en budget, un diagnostic reporté peut aussi revenir sous forme d'expertise. Les élus la décident, l'entreprise la paie, et la direction n'en fixe pas la date.
La deuxième question tient à la parole des salariés. Arrêts en série dans une même équipe ou signalement de harcèlement : dans ces cas, des animateurs internes manquent de recul. L'INRS a d'ailleurs conçu Faire le point RPS pour les petites entreprises sans dialogue social dégradé13.
Sous 50 salariés, prenez cet intervenant dans la liste des consultants référencés par votre caisse régionale. La subvention RPS Accompagnement peut alors couvrir 70 % de son montant hors taxes11. Elle suppose un dossier accepté et un budget disponible. Votre document unique doit aussi avoir été mis à jour depuis moins d'un an.
Les deux dernières questions valent pour toutes les tailles, et le temps passe avant l'effectif. Un outil sans personne pour animer les groupes laisse le questionnaire sans suite. Sous 50 salariés, sans tension et avec ce temps, l'outil de l'INRS et l'appui du SPST sont le point de départ recommandé ici. Au-delà, le logiciel l'emporte sur RPS-DU seul quand l'entreprise veut mesurer toutes ses unités chaque année.
FAQ
Combien coûte un diagnostic RPS ?
Il n'existe pas de prix unique. Les marchés publics donnent des repères pour un cabinet. Dans deux avis de 2025, un diagnostic avec plan d'action est estimé entre 35 000 et 80 000 € HT23. Pour l'INRS, le budget dépend de la nature de la prestation et du tarif journalier ou forfaitaire pratiqué1. Avec un cabinet, ajoutez au devis le temps des salariés impliqués. En interne, le coût se mesure en heures. L'INRS prévoit deux à quatre heures d'échange par unité de travail, à multiplier par le nombre de participants12.
Le diagnostic RPS est-il obligatoire ?
Le code du travail impose d'évaluer les risques, y compris dans l'organisation du travail5, et d'en transcrire les résultats dans le document unique6. Pour l'INRS, les RPS « doivent être pris en compte au même titre que les autres risques professionnels »17. Le recours à un cabinet, lui, n'est imposé par aucun de ces textes.
Le service de santé au travail peut-il aider au diagnostic RPS ?
Oui. Le SPST aide à l'évaluation et à la prévention des risques professionnels8. Le service interentreprises doit couvrir cette mission dans l'ensemble socle financé par la cotisation10. Ses services complémentaires sont facturés selon sa grille tarifaire : demandez-lui le détail avant de consulter des cabinets.
Qui paie l'expertise RPS demandée par le CSE ?
Quand le CSE recourt à un expert habilité pour un risque grave, identifié et actuel, les frais sont pris en charge par l'employeur16. Ce recours est ouvert dans les entreprises d'au moins cinquante salariés.
Le prix d'un diagnostic RPS se lit sur trois ans, heures comprises.
Cette semaine, ouvrez votre document unique et comptez ses unités de travail. Multipliez ce nombre par trois heures et par douze participants pour obtenir le socle de votre budget, avant tout devis. Envoyez ensuite votre question écrite au SPST, puis comparez avec le tableau ci-dessus.
Sources
- Prévention des risques psychosociaux. Se faire accompagner par un consultant, ED 6479, INRS, 2022, révisée en mai 2025 ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
- Avis de marché n° 25-3463, CDG 33, prestations diagnostic et accompagnement plan de prévention RPS, BOAMP, 2025 ↩ ↩ ↩ ↩
- Avis de marché n° 25-47118, Crous de Montpellier-Occitanie, diagnostic et plan de prévention des RPS, BOAMP, 2025 ↩ ↩ ↩ ↩
- Code du travail, article R4121-2, Légifrance, version en vigueur depuis le 31 mars 2022 ↩ ↩
- Code du travail, article L4121-3, Légifrance, version en vigueur depuis le 31 mars 2022 ↩ ↩
- Code du travail, article R4121-1, Légifrance, version en vigueur depuis le 1er avril 2011 ↩ ↩
- Code du travail, article L4644-1, Légifrance, version en vigueur depuis le 31 mars 2022 ↩
- Code du travail, article L4622-2, Légifrance, version en vigueur depuis le 29 juillet 2026 ↩ ↩
- Code du travail, article L4622-9-1, Légifrance, version en vigueur depuis le 31 mars 2022 ↩
- Code du travail, article L4622-6, Légifrance, version en vigueur depuis le 31 mars 2022 ↩ ↩
- Subvention contre les risques psychosociaux : RPS Accompagnement, Assurance Maladie – Risques professionnels, ameli.fr, 9 mars 2026 ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
- Évaluer les facteurs de risques psychosociaux : l'outil RPS-DU, ED 6403, INRS, 2e édition 2022, révisée en mai 2025 ↩ ↩ ↩ ↩ ↩ ↩ ↩
- Outil Faire le point RPS, évaluation des risques psychosociaux dans les petites entreprises, outil37, INRS, janvier 2020 ↩ ↩ ↩
- L'État et les OPCO financent la prestation conseil en ressources humaines (PCRH) pour les TPE et PME, DREETS Centre-Val de Loire, mise à jour du 6 août 2025 ↩ ↩
- Code du travail, article L2315-94, Légifrance, version en vigueur depuis le 25 août 2021 ↩
- Code du travail, article L2315-80, Légifrance, version en vigueur depuis le 1er avril 2018 ↩ ↩
- Prévenir les risques psychosociaux (RPS). Ce qu'il faut retenir, INRS, page consultée le 5 octobre 2026 ↩